Combien gagne un chef d'entreprise ?

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L'Insee a publié récemment ses statistiques sur les revenus des travailleurs non-salariés (TNS)

Les indicateurs globaux de l’Insee sont au beau fixe pour les TNS (travailleurs non salariés incluant les gérants de société), avec des hausses de revenu et du nombre de professionnels non-salariés. Le contexte est porteur pour l'entrepreneuriat, entre autres grâce à une conjoncture économique qui s’est améliorée. Toutefois, derrière les statistiques, de nombreux cas de figure se profilent.

TNS : revue des troupes

La France compte 3.2 millions de TNS en 2017, dont 1.8 million avec un statut « classique » et 928 000 micro-entrepreneurs. Ainsi, un tiers opère sous le statut de micro-entrepreneur – hors secteur agricole qui représente 400 000 personnes.

Cette proportion a augmenté de 8.3 % entre 2016 et 2017. À l'inverse, la part des non-salariés classiques diminue de 1.7 % sur la période, moins toutefois que les années précédentes. Résultat combiné : les non-salariés sont de plus en plus nombreux en France.

Des moyennes de revenu mensuel à décrypter

Dans l’ensemble, les revenus mensuels moyens des TNS évoluent à la hausse entre 2016 et 2017 – +3 % pour les TNS classiques, +4 % pour les micro-entrepreneurs. Cependant, entre TNS classiques et micro-entrepreneurs, le revenu mensuel moyen affiche une grande disparité : 3 580 euros pour les premiers, 470 euros pour les seconds.

Derrière ces chiffres, il ne faut pas perdre de vue que certains métiers tirent la moyenne des TNS classiques vers le haut (notamment des professions médicales). Par ailleurs, le statut micro-entrepreneur attire les pluriactifs également salariés : pour trois micro-entrepreneurs sur dix, le revenu non-salarié n’est qu’un appoint. Ceux qui travaillent à plein temps peuvent donc toucher davantage que cette moyenne.

Concrètement, qui gagne quoi ?

Parmi les domaines les plus rémunérateurs, on trouve les services aux entreprises. Ainsi, les professionnels dans l’immobilier gagnent en moyenne 2 750 euros par mois. La moyenne passe à 3 500 euros par mois dans le secteur information et communication, à 3 680 euros dans le conseil de gestion.

Dans le commerce et l’artisanat commercial (hors pharmacies), le commerce hors magasin tourne à 1 200 euros mensuels. Les autres métiers du secteur gagnent pour la plupart bien au-dessus de 2 000 euros, avec une pointe à plus de 3 000 euros dans le commerce de gros.

Dans la construction, les artisans gagnent 2590 euros mensuels en moyenne.

VTC et taxis se situent pour leur part à 1 410 euros mensuels.

Ce qui monte en force

Au-delà des chiffres ponctuels, l’Insee note une forte hausse des revenus dans les activités immobilières, artistiques et récréatives, également dans le commerce de détail hors magasin. Des domaines qui apparaissent donc porteurs.
Concernant le statut de micro-entrepreneur, il s’impose dans plusieurs métiers : 95 % des livreurs à domicile et des coursiers urbains, plus de 60 % des TNS dans le commerce hors magasin, dans certains services personnels (entretien corporel, réparation de biens) et activités spécialisées (photographie, design, traduction), dans les arts et spectacles, dans certaines activités de santé non réglementées (psychothérapie, acupuncture, homéopathie, diététique), dans l’enseignement.